Votre compromis est signé. Vous avez 45 jours pour décrocher votre prêt. Le courtier que vous avez contacté vous promet un taux à 3,2 %. Trois semaines plus tard, silence radio. Puis un refus. Sans explication. Ce scénario, je l’observe régulièrement en accompagnant des emprunteurs en Île-de-France. Le problème n’est pas le marché. Le problème, c’est le choix du courtier. Ce guide vous donne les critères concrets pour éviter cette situation et identifier un intermédiaire qui défend réellement vos intérêts.
Les 5 critères en 30 secondes
- Vérifiez l’immatriculation ORIAS (obligatoire et gratuit sur orias.fr)
- Demandez le nombre exact de banques partenaires et lesquelles
- Exigez la transparence sur les offres refusées, pas seulement les acceptées
- Testez la réactivité dès le premier contact (moins de 24h = bon signe)
- Clarifiez les frais AVANT de signer le mandat
Points clés abordés
Ce que vous risquez vraiment avec un mauvais courtier
Je me souviens d’un dossier traité à Lyon l’année dernière. Stéphane, 38 ans, cadre commercial. Son premier courtier lui avait promis un taux à 3,2 %. Problème : ce courtier ne travaillait qu’avec quatre banques nationales. Stéphane avait une part variable importante dans sa rémunération. Résultat : quatre refus en deux semaines. Son compromis allait sauter.
Selon l’alerte 2024 de l’ACPR, les fausses offres de prêt immobilier se multiplient. Des escrocs usurpent l’identité de courtiers autorisés. La vigilance commence par la vérification du statut.
5 signaux d’alerte chez un courtier
- Absence de numéro ORIAS sur ses documents commerciaux
- Promesse de taux sans avoir analysé votre dossier complet
- Refus de détailler son réseau de banques partenaires
- Demande de paiement avant l’obtention du prêt
- Aucun retour pendant plus de 72 heures après envoi du dossier
L’erreur la plus fréquente que je rencontre en accompagnement ? Choisir son courtier uniquement sur la promesse d’un taux bas. Sur les dossiers que j’ai suivis en Île-de-France, cette approche mène à des déconvenues dans environ un cas sur trois. Le courtier n’a pas les partenariats bancaires adaptés au profil. Ce constat n’est pas généralisable à toute la France, mais il illustre un point crucial : le réseau réel compte plus que le taux annoncé.
Les 5 critères qui font vraiment la différence
Oubliez les listes interminables de 15 critères. Concentrons-nous sur ce qui compte vraiment. Dans ma pratique, j’observe que cinq éléments séparent les courtiers efficaces des intermédiaires opportunistes.
Réseau bancaire : quantité vs qualité
Un courtier qui travaille avec 50 banques n’est pas forcément meilleur qu’un autre qui en compte 15. La question à poser : quelles banques ? Si vous êtes indépendant ou en revenus variables, les caisses régionales (Crédit Agricole, Banque Populaire) sont souvent plus souples que les banques nationales. Vérifiez que le courtier a des partenariats avec ces établissements.

Stéphane a finalement changé de courtier pour un professionnel travaillant avec des caisses régionales Rhône-Alpes. Obtention du prêt à 3,35 % en trois semaines. Pas le meilleur taux promis, mais un prêt réel.
Transparence : ce que votre courtier doit vous montrer
La transparence est, selon moi, LE critère qui distingue un courtier éthique d’un intermédiaire opportuniste. Concrètement, cela signifie qu’il vous montre toutes les offres reçues. Y compris les refus et leurs motifs.
Comme l’indique l’ACPR Banque de France, le courtier doit analyser un nombre suffisant de contrats pour fonder une analyse objective du marché. Cette obligation implique de vous présenter l’ensemble des réponses obtenues, pas uniquement celle qu’il vous recommande.
| Information | Courtier transparent | Courtier opaque |
|---|---|---|
| Offres refusées | Partagées avec motifs détaillés | Jamais mentionnées |
| Commission bancaire | Montant précisé par écrit | Seuls les honoraires client sont affichés |
| Liste des banques sollicitées | Noms et dates d’envoi | Nombre vague sans détails |
| Comparatif des offres reçues | Tableau avec TAEG, frais, conditions | Recommandation unique sans alternative |
Une question simple à poser dès le premier contact : « Pourrez-vous me montrer toutes les réponses des banques, même les négatives ? » La réponse vous dira beaucoup. Pensez aussi à vous renseigner sur les frais de courtage immobilier et leur justification par rapport au service rendu.
Réactivité et disponibilité : le test du premier contact
Franchement, un courtier qui met trois jours à répondre à votre première demande est un mauvais signe. Si la réactivité est faible avant même de signer le mandat, imaginez pendant la négociation avec les banques.
Mon test empirique : envoyez une demande de simulation ou une question par email un mardi matin. Si la réponse arrive dans les 24 heures, c’est prometteur. Au-delà de 48 heures sans aucun signe de vie, méfiance.
45,6%
Part des primo-accédants parmi les emprunteurs au T1 2025
D’après le rapport 2025 financement habitat de l’ACPR, les primo-accédants représentent près de la moitié des emprunteurs. Pour ces profils souvent stressés par leur premier achat, la disponibilité du courtier est cruciale.
Pretto : comment ce courtier digital répond aux critères clés
Face à l’opacité que je décris plus haut, certains courtiers ont construit leur modèle sur la transparence totale. Pretto illustre cette approche différenciante sur le marché français.
Le réseau bancaire de Pretto couvre 125 banques partenaires, incluant banques nationales, caisses régionales et établissements en ligne. Cette couverture permet de cibler les établissements adaptés à chaque profil, qu’il s’agisse d’un salarié en CDI classique ou d’un indépendant avec revenus variables.
Caractéristiques du modèle Pretto
- 80 courtiers experts spécialisés par type de projet (primo-accédant, SCI, auto-entrepreneur)
- Simulateur algorithmique comparant les offres en 3 minutes
- Partage systématique de toutes les offres reçues, y compris les refus
- Joignabilité 6 jours sur 7 par SMS, email et téléphone
Le principe affiché par Pretto – « tout ce qu’on sait, vous le savez » – matérialise le critère de transparence évoqué précédemment. Cette visibilité complète sur les réponses bancaires permet à l’emprunteur de comprendre pourquoi certaines banques refusent et d’ajuster sa stratégie si nécessaire.
Pour les profils atypiques (revenus variables, SCI familiale), la spécialisation des courtiers Pretto par type de projet constitue un avantage pratique. Un expert qui traite régulièrement des dossiers d’indépendants connaît les banques les plus réceptives à ces profils.
Comment évaluer un courtier en 10 minutes chrono
Vous avez identifié un courtier potentiel. Comment savoir rapidement s’il mérite votre confiance ? Voici une méthode d’évaluation applicable dès le premier contact.

Selon le ministère de l’Économie, le numéro ORIAS (8 chiffres) doit figurer sur tous les documents commerciaux du courtier. C’est votre premier point de contrôle.
Quel type de courtier selon votre profil ?
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CDI classique avec revenus stables :
Priorité au taux et aux délais. Un courtier en ligne avec large réseau convient parfaitement.
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Indépendant ou TNS :
Priorité au réseau incluant caisses régionales. Vérifiez les partenariats avec Crédit Agricole, Banque Populaire.
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Investisseur en SCI :
Priorité à l’expertise fiscale et montages complexes. Courtier spécialisé indispensable.
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Primo-accédant :
Priorité à l’accompagnement et la pédagogie. Testez la clarté des explications dès le premier échange.
Pour affiner votre évaluation, une simulation précise des calculs financiers vous permet de confronter les estimations du courtier avec des données objectives.
10 questions à poser à votre courtier dès le premier RDV
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Quel est votre numéro ORIAS ?
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Avec combien de banques travaillez-vous réellement ? Lesquelles ?
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Me montrerez-vous toutes les offres reçues, y compris les refus ?
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Quels sont vos honoraires ET votre commission bancaire ?
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À quel moment dois-je vous payer exactement ?
Timeline type que j’observe sur les dossiers bien menés : premier contact et simulation à J+0, constitution du dossier complet vers J+3, envoi aux banques ciblées autour de J+7, réception des accords de principe entre J+15 et J+21, offre de prêt éditée vers J+30 à J+45. Si le courtier annonce des délais très différents sans justification, posez des questions.
Vos questions sur le choix d’un courtier immobilier
Vos doutes sur le choix d’un courtier
Un courtier gratuit est-il vraiment gratuit ?
Pas tout à fait. Un courtier « gratuit » pour le client perçoit une commission de la banque. Cette commission peut influencer ses recommandations. Demandez systématiquement le montant de cette commission pour évaluer d’éventuels conflits d’intérêts.
Puis-je consulter plusieurs courtiers en même temps ?
Oui, tant que vous n’avez pas signé de mandat exclusif. Comparer deux ou trois courtiers avant de vous engager est une démarche saine. Attention toutefois à ne pas multiplier les sollicitations bancaires qui pourraient nuire à votre dossier.
Comment vérifier si mon courtier est fiable ?
Vérifiez son immatriculation sur orias.fr (gratuit et immédiat). Depuis la réforme de 2021, les courtiers doivent également adhérer à une association professionnelle agréée par l’ACPR. Ces deux points sont des prérequis légaux, pas des options.
Quelle différence entre courtier en ligne et courtier traditionnel ?
Le canal de contact diffère, pas nécessairement la qualité. Un courtier en ligne peut avoir un réseau bancaire plus large et des outils de simulation plus performants. L’essentiel reste les critères évoqués : réseau, transparence, réactivité.
Que se passe-t-il si le courtier ne trouve pas de prêt ?
En principe, vous ne devez rien payer. Les frais de courtage ne sont dus qu’en cas de déblocage effectif du prêt. Vérifiez cette clause dans le mandat avant de signer.
La prochaine étape pour vous
Le marché du courtage n’est pas homogène. Entre les intermédiaires opportunistes et les professionnels rigoureux, l’écart se creuse. Votre rôle en tant qu’emprunteur : poser les bonnes questions avant de confier votre dossier.
Mon conseil : avant votre prochain rendez-vous avec un courtier, relisez les 10 questions de la grille d’évaluation. Si le courtier répond clairement à chacune, vous avez probablement trouvé le bon partenaire. Dans le cas contraire, continuez à chercher.
Précisions sur les engagements et frais de courtage
- Ce guide ne remplace pas l’analyse personnalisée de votre situation financière par un professionnel
- Les frais de courtage varient selon les établissements et votre profil emprunteur
- Les conditions de marché (taux, politique bancaire) évoluent rapidement
Risques à considérer : frais cachés si le courtier ne détaille pas sa rémunération complète, perte de temps si le courtier n’a pas accès aux banques adaptées à votre profil, risque de refus si le dossier est mal préparé. Consultez un courtier immatriculé ORIAS, un conseiller bancaire ou un notaire pour toute décision engageante.
